tanger

tanger
Tanger est une ville envoûtante entre deux continents et deux mers. La magie de la lumière et la fraîcheur de l'air marin ensorcellent. Tanger a inspiré bon nombre d'artistes dont certains y séjournent et y vivent encore.
Les jardins du Sultan combinent la séduction des fleurs à la puissance évocatrice du palais Dar el Makhzen.
Les voûtes de marbre, les plafonds de cèdre et les superbes décors de faïences abritent le musée des Arts marocains et le musée des Antiquités. Les amoureux de la mer pourront se baigner dans l'Atlantique le matin et dans la Méditerranée l'après-midi.
Tanger, porte de l'Afrique, a longtemps été convoitée pour sa position stratégique.




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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 12:00

atlas marocain

Le Maroc est un pays de montagne. Elles occupent, au-dessus de 1000m, près du 1/4 de son territoire et comprennent plus de 1/6 de sa population.
Ces montagnes s'articulent autour du Haut Atlas avec ses deux plus grands massifs, Toubkal (4167m) et le M'Goun (4068m), qui constitue la pièce maîtresse de l'édifice montagneux du Maroc, et traverse tout le pays du sud-ouest, vers Agadir, au nord-est, vers Bouarfa.

Au nord, s'appuyant sur le Haut Atlas et sensiblement parallèle à lui, le Moyen Atlas. Au Sud, l'Anti Atlas (2530m) prolongé à l'est par le massif du Sarho (2712m). Enfin, le massif volcanique du Sirwa (3305m) constitue, à hauteur du massif du Toubkal, un véritable pont orographique entre Haut Atlas et Anti Atlas.

De toute les activités sportives qui se pratiquent au Maroc, la randonnée pédestre (ou à ski l'hiver), est celle qui est la mieux adaptée au Haut Atlas et aux massifs avoisinants. Même les "4000" sont facilement accessibles au Maroc. Ceci est dû à un exceptionnel réseau de sentiers muletiers, un climat et un ensoleillement incomparables et à une absence de glacier. La population qui habite ces contrées a su conserver ses traditions ancestrales, notamment dans les domaines de l'architecture, des costumes et des danses.
atlas marocain
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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 11:54

meknes

meknes
Meknès se trouve tout à la fois être :

* une ville touristique
(cité-carrefour, toutes les routes conduisant du nord au sud en passant par le centre mènent à Meknès),
* une capitale culturelle
* le berceau de bien des confréries religieuses.

Il suffit de laisser derrière soi l'Océan pour que peu à peu l'on soit séduit par les hautes collines de la région de Meknès, fournissant en abondance les fruits et produits maraîchers de première qualité. L'on citera l'olivier, la menthe et l'eau si désaltérante de l'oued Boufekrane. Sur la rive gauche, la médina et les ruines de la ville impériale, sur la rive droite la ville nouvelle construite à partir de 1920 montrent la grandeur « meknèssienne ».

Dans la médina, grouillent toutes sortes de métiers. La ferronnerie dite damasquinée est unanimement reconnue au Maroc. Saluons également le travail d'orfèvre des menuisiers et artisans et la fabrication des moucharabiehs, embellissements des grilles et fenêtres en bois de cèdre façonnés et assemblés de manière géométrique.
Les monuments historiques de la ville montrent sa magnificence que l'on doit à Moulay Ismaïl. Des palais impressionnants, des jardins fabuleux, des portes majestueuses comme Bab Mansour El Aleuj (la Porte du Victorieux renégat), située à l'extrémité de la place Lala Aouda, fait la jonction entre l'ancienne et la nouvelle médina. Cette porte monumentale, la dernière commandée par Moulay Ismaïl en 1732 , vous terrasse et vous fait sentir infiniment petit.

Quelques exemples et autant de témoignages de l'histoire de la ville :
· « Sarij e Souani » constitués de puits profonds dotés de norias assuraient l'alimentation en eau de toute la ville.
· « Marbat el Khouyoul , les haras de Moulay Ismaïl
· « Sarag », route qui mène au palais royal « Bab El Khemis », décoré de mosaïques à dominante verte.
· Place El Berdain avec vue sur la partie nord de Meknès.
· Bab El Jdid, grande place animée par les échoppes de maroquiniers, bijoutiers, vanniers, ferronniers.
· Bab Tizimi Sghira et Bab Tizimi Kbira
· Les souks ou « Kobat Souks » avec au milieu de la ville : Souk Nejjarine ou Marché des Menuisiers.

Gens célèbres ont vécu à Meknès tels Abderrahman Ibn Zidane et son ouvrage de référence « Le Cadeau aux hommes éminents des belles chroniques de la ville de Meknès » ou encore Faqih L'Mnouni.
Au théâtre, Timoud bien que n'étant pas originaire de Meknès, y séjourna longuement et aujourd'hui le Docteur Hassan El Menhi donnent leurs lettres de noblesse à cet art.

La musique moderne est largement représentée également. Meknès est la première ville où les orchestres constitués des meilleurs musiciens et chanteurs ont fait florès avec des chefs prestigieux comme Mohamed Ben Abdesslam.

A cette esquisse des personnages célèbres , il manque M'hamed Ben Aïssa, « Cheikh el kamel », Le Cheikh parfait, patron de la tariqa des Aïssaoua ; les Gnaoua , descendants d'anciens esclaves noirs venus avec Moulay Ismaïl et Ahl L'Touat, adepte de la tariqa Ouazania. D'autres confréries ont donné naissance à des zaouiyas de prestige telles que Hmadcha, Sidi Ali, Sidi Ahmed Drouri, les deux derniers enterrés à Meknès.

Beaucoup de groupes féminins appelés « les Mahlmates » donnent une idée large du répertoire chanté : Melhoun, Aïssaoua, Chaâbi avec toutefois une particularité qui leur appartient en propre : rythme el masmoudi.

La musique arabo-andalouse et en particulier Moulay Ahmed Lemdahri et Abderrahim ElKhamsi et puis d'une manière plus générale, ce que l'on appelle communément « Fene Samaâ » ont été enseignés dans les zaouiyas de Meknès comme dans la zaouiya Alamia.

Nous n'allons pas conclure cet article sans vous parler du fondement des arts musicaux, Le Melhoun et de quelques figures emblématiques : Sidi Abdelkader El Alami, Faqih Laamiri, Benaïssa Deraz, Hamoud Ben Driss. Des interprètes ont laissé trace dans la mémoire collective comme : Cheikh Ben Amar, Cheikh Bertal, Mahjoub Azizi, Driss Mekdad, Mustapha L'Ghita, Daïdaï, El Hadj Houssein Toulali, Mustapha Saîdi, Abdelhadi Redha, Zhor Elismaïli, Saïd Najah, Saïd Idrissi, etc ...
Tous ont donné à la ville un enseignement unique à tout l'espace maghrébin de par sa configuration géographique fédératrice.

Un mot sur Volubilis, haut lieu de la civilisation romano-berbère, à l'ouest du massif du Zerhoun qui s'étend sur près de 40 hectares, enveloppé d'un rempart d'époque romaine, inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, lieu de convergences des rencontres culturelles
en particulier sur la tradition orale si féconde en cette région.

Pour conclure, la ville de Meknès est le brassage réussi du passé, des temps actuels et de l'avenir.
Il suffit de vous promener dans la ville accueillante et vous tomberez d'arrêt devant tant de fastes et de beauté.
Il suffit de flâner au gré de votre humeur et vous vous sentirez happé par l'Histoire et l'essence de Meknès.
Qu'il suffise enfin de vous dire que vous avez besoin pour cela de prendre un congé prolongé
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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 11:48

taroudant

taroudant
Connue dès l'Antiquité, l'Histoire est là pour témoigner du passé de la ville avec ses murailles de pisé et ses cinq portes surmontées de tours cassées qui remontent au XVIII ème siècle.
C'est que, avant d'être connue pour son agriculture, Taroudant était signalée comme une cité urbaine de grande civilisation.

Une mention particulière revient à ses habitants, doués eux d'urbanité. Promenez-vous dans les rues et vous n'aurez jamais le sentiment d'être seul ou étranger. Chacun aura à c½ur de vous saluer et de vous proposer un verre de thé. Vous vous sentirez même enfant du pays. Hassan El Wazzan, plus connu sous nos latitudes sous le nom de Léon l'Africain avait remarqué lors de ses voyages que les habitants de Taroudant, sont « gens pacifiques qui n'offensent jamais leurs voisins ».

Cette ville encore a donné au pays tout entier, une pléthore de gens lettrés, médecins, savants, tous gens de bien assurant ainsi la pérennité de la ville.
Si j'ai intitulé l'article 'Taroudant, don de Dieu », c'est que le musicien que je suis, épris de Taroudant, connaît le tribut de la ville à la Musique. Cette cité regorge de grands noms dans des registres différents et ce ... malgré l'absence de Conservatoire de musique !

A chaque fois que vous pénétrez dans l'enceinte de la ville, vous sentez l'âme d'un festival régner et pourtant il s'agit le plus souvent de groupes répétant dans un esprit d'émulation très fort, que l'on appelle communément « Deka roudania ».

Aujourd'hui, des groupes musicaux, « dekas », sillonnent nombre de pays, arborant ainsi l'étendard de Taroudant. Signalons parmi eux, le rôle prédominant de Smaïl Askaro. Il y a Hmadcha, le Melhoun qui a laissé à Taroudant, une empreinte particulière unique appelée « El Greha El Beldia ».

Il ne s'agit plus ici de parler simplement de chanson mais de la poésie écrite du Melhoun. Des poètes, il y en eut beaucoup avec une pensée pour El Hadj Omar Bouré.
Les habitants eux-mêmes, « mouhoubines », doués du don de Dieu, vivant dans une nature généreuse, portent naturellement en eux un peu de l'âme des poètes ;

Si je devais laisser courir ma plume, il me faudrait écrire plusieurs ouvrages afin de vous laisser apercevoir tous les trésors de cette ville.

J'ai voulu écrire cet article pour tous ceux qui ne la connaissent pas encore (Marocains hors du Maroc et étrangers) afin de vous faire partager et vivre les sentiments que Taroudant procure, afin de vous sentir Citoyen du Monde.

Saïd El Meftahi - Yabiladi.com
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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 11:46

casablanca

casablanca
La ville n'est qu'un enfant


La ville est un enfant, qu'on désire parfois, dont on accouche et qu'on chérit, pour son bien être et le nôtre. Ses premières rues, ses premières rides, ses premiers centres d'intérêt, bougent et évoluent avec le temps. Même ses pédagogues changent, se complètent ou se contredisent. Son premier quartier, ses premières écoles l'accompagneront pour longtemps. Garder un ½il sur ses fréquentations permet de comprendre ses influences et ses inspirations.

Casablanca, est un enfant du 20ème siècle, du moins c'est pendant ce siècle qu'elle a ouvert les yeux. Elle a connu des périodes de prestige, on a même souvent dit qu'elle est vouée à un grand avenir. Son arbre généalogique fait référence à une lignée d'une grande noblesse. Sa vigueur et son physique témoignent d'une tonicité d'ou rejaillissent ses croisements de styles et ses rapports aux horizons mondiaux.

Casablanca est une jeune femme...

L'océan bleu de Casablanca, croise le regard des générations qui l'ont vue naître, s'épanouir et se confondre avec les villes de son temps. Ses amoureux doivent être nombreux et secrets.

Qu'en est-il aujourd'hui de cette belle ville, dont les charmes ont fait rêver plus d'un promeneur ? ( promoteur) ? Que sont devenus les enfants qui sont venus se blottir dans ses bras tout au long du siècle ? A-t-elle profité de la nouvelle moudawana, pour protéger ses vieux jours ?

Quand elle rencontre des étrangers, Casablanca s'exprime autrement, elle vante son passé et chante ses mémoires. Quand elle retrouve ses vieilles connaissances, elle se fait modeste et s'ennuie de leur rappeler ses maux.
Ne serait-elle pas en train de nous faire un dédoublement de personnalité ? ce serait dommage de la part d'une métropole qui a besoin d'une image forte pour accéder aux honneurs des investisseurs et des faiseurs de projets. Elle ferait mieux de ne plus suivre le premier venu qui lui promet rêves et mirages.

Casablanca la blanche, a été peinte et repeinte à la couleur des fantasmes de ses bâtisseurs. Entre ombres et soleil de plages, ses vieux arbres rappellent ces parasols délavés qu'on a oublié de ranger pour une nuit.
De ses premiers rêves de jeune fille, il reste encore des souvenirs. Des photos de jeunes hommes aux visages éclairés, des films et des lettres qui parlent de ses projets oubliés, de ses amours du temps ou elle faisait encore du théâtre.
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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 11:36